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Articles de presse suite au congrès

Résumé :

« Valoriser la nature pour combattre le chômage des jeunes et la pauvreté », tel était le thème qui a réuni plus de trois cent participants dans la salle de conférence du Conseil Burkinabè des Chargeurs, les 23 et 24 janvier 2008 lors de la tenue du 2ème Congrès de la Nature à Ouagadougou. Le Congrès de la Nature, organisé par la Fondation des amis de la nature (NATURAMA), est un cadre d’échange d’expériences entre les acteurs intéressés par la nature et soucieux de sa préservation. Les opportunités de création d’emplois écologiques, l’implication du secteur privé dans la gestion des ressources naturelles, la décentralisation de la gestion des ressources naturelles, l’impact des changements climatiques sur les productions céréalières sont les différents sous thèmes qui ont été abordés lors de ce congrès. Comme l’a précisé le Ministre de l’Environnement et du Cadre de Vie, la contribution de l’environnement à la lutte contre la pauvreté est à prendre en compte étant donné qu’en 2004, le secteur des Eaux et Forêts a engendré plus de 81.000 emplois au Burkina Faso. ce congrès a connu la participation effective de Monsieur Paulinus Ngeh, coordonnateur sous régional de BirdLife International et d’une délégation de Volgelbescherming Nederland conduite par son directeur général, Monsieur Fred Wouters.

« Valoriser la nature pour combattre le chômage des jeunes et la pauvreté »

Tel était le thème du 2ème Congrès de la Nature qui s’est tenu les 23 et 24 janvier 2008 à la salle de conférence du Conseil Burkina Faso des Chargeurs (CBC) à Ouagadougou. Plus de trois cent participants venus du Burkina, du Niger, du Ghana et des Pays Bas ont pris part à cette rencontre qui est un cadre de concertation et d’échanges d’expériences. NATURAMA a aussi exprimé toute sa gratitude à ses partenaires techniques et financiers et, en particulier BirdLife International et l’ONG VBN/Pays-Bas dont l’appui financier a permis la tenue du 2ème congrès. D’importantes personnalités étaient présentes à ce 2ème Congrès de la Nature organisé par NATURAMA, représentant de Birdlife International au Burkina parmi lesquelles : Monsieur Paulinus Ngeh, coordonnateur de la région Afrique de l’Ouest et du Centre de Birdlife International et Monsieur Fred Wouters, Directeur de Birdlife Pays- Bas.
Tout en saluant l’initiative de NATURAMA, le Directeur de Birdlife Pays- Bas, a fait remarqué que pendant l’hiver, les oiseaux migrent de la Hollande au Burkina Faso et de ce fait comptent sur les deux pays pour leur survie. Pour le Ministre de l’Environnement du Burkina Faso, dans un futur proche l’Environnement sera un facteur important dans la compétitivité internationale. Pour le Ministre chargé de Mission auprès de la Présidence, un des parrains du présent Congrès, « Et si nous semblons avoir perdu du terrain dans le domaine du commerce et de l’industrie, nos chances demeurent grandes dans celui de l’environnement. L’environnement, l’emploi des jeunes, la victoire sur la pauvreté, contribueront, nous en sommes convaincus, à l’édification d’une société de paix et de progrès… ».

Durant deux jours, les congressistes ont échangé sur les opportunités de création d’emplois dans la gestion des ressources naturelles, l’implication du secteur privé dans la gestion des ressources naturelles, la décentralisation de la gestion des ressources naturelles, l’impact des changements climatiques sur les productions céréalières.

Sur le plan de la création d’emplois, l’exploitation forestière procure aux populations de nombreux produits non ligneux. Une étude menée sur la filière karité en 1994 estimait à 4 millions, le nombre de femmes rurales qui collectent les noix de karité. Le sous secteur de la chasse revêt un intérêt social pour les populations locales riveraines des zones cynégétiques. La chasse est non seulement source de protéine animale mais surtout d’emploi rémunérateur à travers les activités commerciales (vente de viande, de fusils, de cartouches, guides de chasse, concessionnaires, etc.). Des perspectives d’emploi existent au Burkina Faso dans le domaine de l’agroforesterie, des aménagements paysagers pour peu que des innovations soient apportées en vue de susciter un intérêt pour ces activités émergentes. La surveillance des bosquets, des forêts classées et autres réserves naturelles sont des activités à forte potentialité d’emploi.

A propos de la décentralisation de la gestion des ressources naturelles, il faut noter que le Ministère de l’Environnement a élaboré avec l’appui de la FAO un plan de réformes institutionnelles et juridiques. Ce plan d’action a pour objectif de mobiliser et coordonner les ressources humaines, matérielles, techniques et financières nécessaires à la mise en œuvre effective du cadre de réforme institutionnelle et juridique pour la décentralisation dans le secteur forestier. Ce plan d’action se veut une plate-forme minimale pour la mise en œuvre effective d’une gestion durable et décentralisée des ressources naturelles.

En ce qui concerne l’implication du secteur privé dans la gestion des ressources naturelles, en terme de métiers, il est cité la gestion des écosystèmes (aménagement, suivi écologique, recherche, surveillance anti braconnage, etc., l’exploitation durable des ressources (guide de chasse, de pêche ou de tourisme, agent de marketing,...), la production de ressources spécifiques (plantes, faune, bois, viande, poisson, fruits sauvages, etc.), la gestion des déchets, pollutions eu nuisances, les études (d’impact environnemental), et en aval la transformation et la commercialisation. Pour une efficacité dans la gestion du secteur forêt / faune, il y a la nécessité de développer un partenariat entre les organisations environnementales et le secteur privé.

Les auteurs de la communication « l’impact des changements climatiques sur les productions céréalières » ont lancé un appel sur la nécessite d’une application effective des mesures d’adaptation ou d’atténuation par tous les acteurs. On peut citer à tire d’exemples à encourager l’application des techniques d’économie de l’eau, la fertilisation organique (fosses fumières, compost, etc.) et la valorisation des espèces/races améliorées. Ils ont conclu en insistant sur le fait que l’atténuation des effets des changements climatiques dépend de la volonté de tous à adopter des comportements responsables qui tiennent compte de la sauvegarde de l’environnement.

Les recommandations des congressistes à la fin des travaux sont relatives :
· Aux moyens à mettre en œuvre pour la pérennisation du Congrès ;
· A l’appui aux collectivités territoriales pour la conservation et la gestion de leurs sites écologiques
· l’instauration d’une journée annuelle d’éco citoyenneté sur l’ensemble du territoire national (au Gouvernement).

Leur motion de remerciement est allée à l’endroit du Ministère de l’Environnement et du Cadre de Vie et du Ministère de l’Emploi et de la Jeunesse ; le premier pour ses multiples initiatives en faveur de la gestion de l’environnement et le second pour ses initiatives de mobilisation, de formation et d’appui à l’émergence des opportunités d’emploi pour les jeunes.

SYNTHESE DES PRESENTATIONS ET DES DISCUSSIONS

Les présentations et interventions se sont déroulées en plénière autour de cinq sous thèmes. L’objectif était de donner les bases d’échanges aux congressistes autour des objectifs spécifiques suivants :

  • promouvoir la décentralisation de la gestion des ressources naturelles comme idéal de mobilisation des jeunes et de création d’emplois;
  • accroître l’implication et la contribution du secteur privé dans la gestion durable des ressources naturelles;
  • inverser les tendances de dégradation de l’environnement par des actions locales à notre portée.

COMMUNICATIONS

Communication 1. Valoriser le capital naturel pour combattre le chômage des jeunes et la pauvreté

La première communication a traité du thème «combattre le chômage des jeunes et la pauvreté par la valorisation de la nature». Le sujet a été développé par Monsieur Boubacar IDANI du Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi. Le conférencier dans son mot introductif a indiqué que 60% de la jeunesse du Burkina Faso a moins de 20 ans. Ce qui engendre l’impérieuse nécessité de trouver des emplois pour cette jeunesse. Cependant a-t-il souligné, l’économie se caractérise par une faiblesse dans la création des emplois.

Le secteur agricole non plus n’est pas développé, le sous emploi des jeunes ruraux allant jusqu’à 40%, ce qui a pour conséquence, l’expansion de la pauvreté en zone rurale.

Une stratégie nationale devant amener les secteurs d’agriculture et d’élevage à se développer s’est avérée impérieuse afin de réduire la pression sur les ressources naturelles.

Aussi après avoir défini les concepts de chômage et de pauvreté, le conférencier a donné les grandes lignes de la politique gouvernementale tirées du cadre stratégique de la lutte contre la pauvreté qui place l’environnement comme secteur prioritaire.

C’est ainsi qu’au niveau du ministère de la jeunesse et de l’emploi des stratégies se développent afin de créer des emplois ruraux pour les jeunes, tout en veillant à la protection des ressources naturelles.

Des exemples de création d’emplois dans les secteurs de la pêche, de l’exploitation forestière et de la chasse ont été portés à la connaissance des participants. De même dans le cadre du soutien aux jeunes pour la création d’emplois, des fonds ont mis en place au sein du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi pour soutenir les différentes initiatives (FASI, FAPE, FAFPA, FAIJ).

Communication 2. Ecocitoyenneté – Option pour une gestion durable des ressources naturelles

Monsieur BELEM Ibrahima du SP/CONEDD dans sa présentation s’est appesanti sur la définition du concept, les comportements dégradant l’environnement et ceux qui sont à promouvoir.

L’écocitoyenneté est un concept visant à faire en sorte que tout citoyen reconnaisse la portée écologique de ses actes, cherche à en limiter les effets nuisibles sur l’environnement et entreprenne des actions de sauvegarde et de restauration.

L’objectif recherche est de cultiver le sens de responsabilité individuelle et collective des citoyens pour susciter leur participation active et consciente pour une gestion durable des ressources naturelles et une amélioration de leur cadre de vie.

Chaque acteur est interpellé sur son rôle et ses responsabilités. Il est attendu du secteur privé (i) une implication dans les actions de conservation et de protection de l’environnement, (ii) les investissements ans les idées novatrices et les technologies propres, (iii) le soutenir les initiatives des acteurs et l’intégration des Evaluations d’impacts sur l’environnement (EIE) dans leurs initiatives.

Une liste des types de déchets dont certains ont des durées de vie de plus de 100 ans, ainsi que des comportements et des pratiques dégradant l’environnement a été dressée (coupes anarchiques, destruction des arbres, feux de brousse, sachets plastiques, dépôts sauvages, exploitation des mines et carrières, véhicules polluants, pollutions industrielles). Des exemples de bonnes pratiques ont également été donné (reboisement, régénération naturelle assistée, récupération des terres dégradées, ramassage et traitement des ordures, utilisation d’emballages biodégradables, etc.).

Communication 3. Décentralisation de la gestion des ressources naturelles au Burkina Faso

La communication sur la décentralisation de la gestion des ressources naturelles au Burkina Faso: Quelles opportunités pour une création d’emplois a été présentée par Monsieur Moussa Léopold YODA, Inspecteur Technique au Ministère de l’Environnement et du Cadre de Vie (MECV)

Il a indiqué que les ambitions du gouvernement à travers la mise en œuvre du processus de décentralisation de la gestion des ressources naturelles sont centrées sur la responsabilisation des collectivités locales et la réduction de la pauvreté par la création d’opportunités d’emploi aux couches les plus actives et les plus défavorisées. En particulier, la décentralisation devrait favoriser un meilleur accès des pauvres aux ressources forestières en tant que réservoir de produits divers et source de revenus monétaires. De manière spécifique ces opportunités sont entre autres;

- l’augmentation significative des superficies forestières protégées et aménagées à travers la mise en place des zones de conservation des CT, sources de revenus monétaires donc de création d’emploi:
- une lutte efficace contre les facteurs de dégradation: feux de brousse et coupe anarchique notamment;
- un meilleur suivi des ressources forestières;
- une amélioration des conditions de vie des populations du fait de la création d’emplois et de revenus;
- une augmentation des recettes fiscales provenant de l’exploitation forestière au bénéfice du budget de l’Etat et, surtout, de ceux des CT.

La volonté politique nationale qui sous-tend la décentralisation est accompagnée d’une mise à la disposition des acteurs les orientations, instruments et outils appropriés.
La Constitution du Burkina Faso (Loi Fondamentale) consacre la décentralisation comme l’option politique majeure à même d’impulser le développement national et local ainsi que l’approfondissement de la démocratie et de la bonne gouvernance
Le Code Général des Collectivités Territoriales (loi n°055/ AN du 21 Décembre 2004) précise que les compétences spécifiques des collectivités territoriales, les modes de transfert des ressources et l’organisation du territoire au niveau de chaque type de collectivité
Le Code forestier (1997) avait déjà prévu des dispositions dans le sens de la responsabilisation des collectivités territoriales dans la gestion des ressources forestières, en précisant que celles-ci peuvent créer des forêts à leur nom par exemple.

Le MECV a élaboré avec l’appui de la FAO d’élaboration d’un plan de réformes institutionnelles et juridiques pour la décentralisation dans le secteur forestier en réponse aux défis institutionnel et juridique, technique, économique et social qu’elle a suscitée. Ce plan d’action a pour objectif de mobiliser et coordonner les ressources humaines, matérielles, techniques et financières nécessaires à la mise en œuvre effective du cadre de réforme institutionnelle et juridique pour la décentralisation dans le secteur forestier. Ce plan d’action se veut une plate-forme minimale pour la mise en œuvre effective d’une gestion durable et décentralisée des ressources naturelles.

Communication 4. Secteur privé et gestion des ressources naturelles- Opportunités de renforcer la durabilité

Le Professeur Aimé J. NIANOGO, Chef du bureau régional Afrique de l’ouest de l’Union mondiale pour la nature (UICN/BRAO) a présenté la communication suivante : Secteur privé et gestion durable des ressources naturelles.
Il a dans un premier temps défini le rôle de pollueur et de gestionnaire des ressources naturelles (forêts, faune, ressources halieutiques, eau, déchets,….) du secteur privé avec l’environnement.
Il a ensuite présenté deux études de cas sur les secteurs forêts et de la faune.

Ainsi, au niveau du secteur des forêts les conséquences d’une gestion industrielle du bois qui est la principale source d’énergie pour au moins 94% de la population du pays se traduisent par la raréfaction voire la disparition de plusieurs espèces végétales, la fragmentation des habitats de la faune et enfin le déboisement et la désertification du couvert végétal du pays.
En guise de réponse à ces problèmes, l’Etat a mis en œuvre le Programme National d’Aménagement des Forêts Naturelles du Burkina et la Planification de la gestion de l’espace rural et des ressources.
Le rôle des opérateurs privés dans la mise en œuvre de cette politique consiste au Transport du bois (85 à 93% convoyé vers Ouagadougou par camions 10T et charrettes), la Commercialisation gros (transporteurs grossistes) & détail (large proportion de femmes) avec pour impact des Contributions à la création d’Emplois directs (chauffeurs, apprentis, porteurs, agents de vente), de Promotion des activités des GGF et d’Achat de biens et services (véhicules, pièces détachées, carburant, mécanicien, …).

Au niveau du secteur de la faune, après avoir défini le rôle des différents acteurs, dont celui du secteur privé et des ONG qui est axé sur l’apport de capitaux et la gestion de certaines activités lucratives dans les zones concédées, l’accompagnement des communautés (IEC), il a fait ressortir les charges de gestions par le privé et les bénéfices des riverains (revenus pécuniaires et autres avantages matériels). L’exemple de la concession cynégétique de Konkombouri a été donné.

En terme de métiers, il est cité la gestion des écosystèmes (aménagement, suivi écologique, recherche, surveillance anti braconnage, etc., l’exploitation durable des ressources (guide de chasse, de pêche ou de tourisme, agent de marketing, transformateur de PFNL, etc.), la production de ressources spécifiques (plantes, faune, bois, viande, poisson, fruits sauvages, etc.), la gestion des déchets, pollutions eu nuisances, les études (d’impact environnemental), et en aval la transformation et la commercialisation.

Pour une efficacité dans la gestion du secteur forêt / faune, il y a la nécessité de développer un partenariat entre les organisations environnementales et le secteur privé.

Communication 5. Impacts des changements climatiques sur la production céréalière (cas du Burkina Faso)

Messieurs GARANE Ali Jacques (Direction de la Météorologie, Chef Service Climatologie) & Léopold SOME (chercheur Argoclimatologue à l’INERA) ont présenté la communication portant « impacts des changements climatiques sur la production céréalière (cas d’application au Burkina Faso) »

Ils ont mis l’accent sur les concepts et définitions du climat, des changements et de la variabilité climatique, leurs incidences-causes-conséquences et mesures d’adaptation et/ou de d’atténuation.

La Convention des Nations Unies y relative (CCNUCC, art1) définit les Changements climatiques comme des changements attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère mondiale et qui viennent s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables.

Au niveau mondial on constate que (i) onze des 12 dernières années sont considérées comme étant les plus chaudes depuis que l'on dispose d'enregistrements (1850), (ii) le réchauffement s'est accéléré ces dernières années (0,74 degrés supplémentaires sur les 100 dernières années de1906-2005), contre 0,6 degrés retenus pour la période 1901-2000), (iii).

Les causes anthropiques sont notamment la combustion de quantités de plus en plus élevées de pétrole, d’essence et de charbon, la coupe des forêts et certaines méthodes et pratiques agricoles.

Les conséquences probables des changements climatiques comprennent entre autre des extinctions d'espèces (faune et flore), des difficultés sanitaires et alimentaires de plus en plus grandes et des fréquences élevées des "événements météorologiques extrêmes".

Au Sahel en général et au Burkina Faso en particulier, ces conséquences se traduisent l’accentuation de la sécheresse de plus en plus fréquentes et á des périodes sèches plus longues, avec une baisse de la pluviométrie (la dégradation des sols, baisse des productions agricoles et pastorales, ruptures chroniques d'approvisionnement en nourriture), les mouvements de populations (migration vers des zones moins hostiles), l’accroissement des maladies, la perte significative au niveau de la biodiversité, l’Intensification des tempêtes et des inondations, l’érosion, l’élévation du niveau des eaux, (une érosion côtière, la submersion de terres, des inondations et un accroissement de la salinité des nappes phréatiques), les pertes de récolte et la recrudescence des maladies hydriques, le réchauffement global de la température.

Les auteurs de la communication ont en conséquence lancé un appel sur la nécessite d’une application effective des mesures d’adaptation ou d’atténuation par tous les acteurs. On peut citer à tire d’exemples à encourager l’application des techniques d’économie de l’eau (zai, diguettes, paillage, demi-lune, etc.), la fertilisation organique (fosses fumières, compost, etc.) et la valorisation des espèces/races améliorées.

Ils ont conclu en insistant sur le fait que l’atténuation des effets des changements climatiques réside dépend de la volonté de tous à adopter des comportements responsables qui tiennent compte de la sauvegarde de l’environnement.

INTERVENTIONS DE PERSONNES RESSOURCES

Les Doyens Bernard Lédéa OUEDRAOGO et Ouéttian BOGNOUNOU ont partagé leurs riches expériences avec les congressistes.

Le Parrain Dr Bernard Ledea OUEDRAOGO a dans son adresse salué les efforts forts appréciables faits par les acteurs en matière de gestion des ressources naturelles. Il a relevé l’importance des connaissances endogènes, la nécessité d’une meilleure stratégie de reboisement qui prend en compte les différents facteurs qui menacent la survie des plants (divagation des animaux, feux de brousse, etc.). Il a également mentionné des exemples de succès enregistrés à travers les groupements Naam (information-communication à travers les medias communautaires, application des techniques locales de lutte contre l’érosion dont le tapis herbacé, etc.)

Utilisation des approches sociologie !
Auto expérimentation

Il a recommandé que le MECV utilise le mécanisme du SEP (Suivi-Evaluation-Prévision) pour une meilleure efficacité de ses actions sur le terrain.

Monsieur Ouétian BOGNOUNOU (chercheur Ethnobotaniste, membre du conseil de gestion de NATURAMA et membre du conseil scientifique du parc Bangre Wéogo) a rappelé l’importance de la problématique de sauvegarde des espèces ainsi que les pratiques traditionnelles positives (exemples des bois sacrés). Aussi il a recommandé qu’un inventaire du patrimoine traditionnel en matière de gestion des ressources naturelles soit réalisé pour servir de base à leur préservation. Il a également noté que certaines ressources forestières restent sous valorisées.

SYNTHESE DES ECHANGES SUR LES COMMUNICATIONS

Les différentes interventions qui ont suivi les présentations ont mis en exergue un certain nombre de constats:

1. les jeunes ont besoin de plus d’informations adéquates sur les politiques et les stratégies de gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement
2. La relecture de la RAF dans le sens de sécuriser les terres rurales (espaces de productions) en vue d’accroître les opportunités d’investissements privés dans les secteurs agricole, animale et forestière
3. La question de la promotion du biocarburant doit être sérieusement examinée en vue d’éviter d’aggraver la dégradation des terres et l’insécurité alimentaire
4. la gestion des déchets domestiques est avant tout de la responsabilité de chaque citoyen
5. L’importance du comportement de chaque citoyen qui soit en harmonie avec la nature
6. Le besoin d’entreprendre des actions concrètes au delà des discours au niveau de tous les acteurs (Elevage non conventionnel, valorisation de PFNL, etc.)
7. Les conditions administratives et financières d’accès des jeunes aux financements de leurs initiatives « vertes » notamment mérite d’être mieux assouplis au regard de la spécificité de la jeunesse.
8. Le souhait de voir le congrès être régulièrement organisé avec des dispositions particulières pour permettre une plus grande participation des populations locales
9. La nécessité de revisiter les approches de sensibilisation et les options d’utilisation des sachets plastiques en vue d’une réduction sensible de leurs incidences sur l’environnement et le cadre de vie
10. Des inquiétudes persistantes en rapport avec les conséquences environnementales du programme SAAGA, de la culture cotonnière dans les régions Sud et Est du pays vu l’expérience vécu au nord, des OGM et des piles usagers.
11. la lenteur d’adoption des textes d’application de la loi portant CGCT relatifs au transfert des compétences de gestion des ressources forestières aux collectivités territoriales

12. Faible capacité des communes à gérer convenablement les ressources forestières
Harmonisation des textes réglementaires, notamment dans le traitement des infractions ?
Formation/IEC des magistrats en environnement ?
Elaborer un code de bonne conduite environnementale ? Existe mais doit être vulgarisé
Elargissement des actions EE aux écoles primaires !

13. Le besoin de prendre en compte des concepts reconnus au niveau international dans la réglementation nationale à travers notamment le code forestier (ex. zones humide, ZICO, etc.)

PROPOSITIONS DE RESOLUTIONS, DE RECOMMANDATIONS ET DE MOTIONS

RESOLUTIONS

Renforcement du partenariat entre les amis de la nature du Burkina et les écologistes du monde pour une utilisation durable (écologique, économique et social) des ressources naturelles et pour lutter plus efficacement contre les grands fléaux environnementaux qui menacent la planète, notamment les changements et la variabilité climatique, la désertification, les polluants organiques persistants et l’érosion accélérée de la diversité biologique
Collaboration plus étroite des amis de la nature avec les collectivités territoriales pour la promotion de l’écocitoyenneté dans toutes les communes du Burkina Faso
Expansion des clubs NATURAMA à tous les établissements d’enseignement du Burkina Faso

RECOMMANDATIONS

1. Instauration d’une journée annuelle d’écocitoyenneté sur l’ensemble du territoire national (Au Gouvernement)
2. Aménagement et valorisation de sites à des fins écologiques, culturelles et touristiques tels que la mare aux crocodiles de Bazoulé, le Refuge Local de Wozzi, etc. (ONG et Gouvernement)
3. Intégration du concept ZICO dans la législation environnementale nationale
4. Traitements appropriés des déchets des industries polluantes de la zone industrielle de Kossodo (Gouvernement)
5. Appui aux collectivités territoriales pour l’aménagement et la valorisation de sites écologiques - une commune, un site éco-touristique !

MOTIONS

Remerciements à tous les sponsors du deuxième congrès
Félicitations au MECV pour les multiples initiatives en faveur de la gestion de l’environnement, notamment en matière d’écocitoyenneté
Remerciements aux autorités pour les appuis et opportunités offertes aux ONG et associations locales, notamment en matière l’accès à des financements étatiques
Félicitations aux autorités nationales pour l’institution des prix nationaux qui récompensent les personnes physiques et morales qui se distinguent dans la protection de l’environnement.

MOTION DE REMERCIEMENT

Vu les différentes stratégies élaborées au sein des Ministères de l’Environnement et du cadre de vie et de l’Emploi et de la Jeunesse en faveur de la préservation de l’environnement, de la lutte contre le chômage et de la pauvreté, qui se sont traduites par la mise en œuvre d’actions concrètes sur le terrain

Vu que la politique de ces ministères encourage et responsabilise les citoyens burkinabés dans la gestion de l’environnement et la création d’entreprises de valorisation des ressources naturelles

Vu que ces actions contribuent à la lutte contre la pauvreté et la réduction du chômage des jeunes

Nous participants au second congrès de la Nature, félicitons les autorités politiques et techniques du Burkina et particulièrement :

- Le Ministère de l’environnement et du cadre de vie pour :
(i) les multiples initiatives en faveur de la gestion de l’environnement, notamment en matière d’écocitoyenneté,
(ii) l’institution des prix nationaux qui récompensent les personnes physiques et morales qui se distinguent dans la protection de l’environnement.

- Le Ministère de la jeunesse et de l’emploi pour les initiatives de mobilisation, de formation et d’appui à l’émergence des opportunités d’emploi pour les jeunes

Ouagadougou, le 24 Janvier 2008.

Le Congrès.

1. Communication du Ministère de la Jeunesse et de l'Emploi

COMBATTRE LE CHOMAGE DES JEUNES ET LA PAUVRETE
PAR LA VALORISATION DE LA NATURE
Présentée par Monsieur Aboubacar IDANI,
DEP/Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi

I INTRODUCTION

A l’instar des pays en développement, le Burkina Faso se caractérise par un fort taux de croissance démographique de l’ordre de 2,37% par an entraînant ainsi une jeunesse de sa population.

Pour permettre la pleine participation des jeunes au processus de développement, les conditions de leur plein emploi doivent être réunies. Cette condition contraste avec la réalité socio-économique du pays caractérisée par une faiblesse des potentialités de création d’emploi.

En effet, l’industrie pourvoyeuse potentielle d’emplois décents, très peu développée en raison de sa faible productivité et du coût élevé des facteurs de production, ne contribue que 9,6% des emplois non agricoles. L’essentiel des emplois non agricole étant concentré dans le secteur informel (70%).

L’agriculture qui emploie plus de 85% de la population active est pratiquée selon un système d’exploitation traditionnel extensif dans des conditions climatiques difficiles. Ces facteurs climatiques et pluviométriques défavorables auxquelles s’ajoutent la dégradation des sols cultivables ont créé une faiblesse de la productivité et une situation de sous emploi assez important chez les jeunes ruraux (40%).

En dépit des efforts déployés par le Gouvernement avec l’appui des partenaires techniques et financiers pour promouvoir l’emploi, le chômage et la pauvreté des jeunes ruraux reste une préoccupation constante. Ce constat fonde légitimement notre interrogation sur l’emploi des jeunes ruraux qui, plus qu’une préoccupation, est un défi qui commande que des actions qui ciblent mieux les zones où vivent les pauvres et les activités qui les font vivre soient menées. D’où l’importance de l’environnement dans la promotion de l’emploi au Burkina Faso.

Quelles sont les potentialités de création d’emploi par la protection et la valorisation de la nature. C’est à cette question que nous tenterons, sans avoir la prétention d’être exhaustif, d’apporter des réponses en articulant notre intervention en trois parties.

II LE CHOMAGE ET LA PAUVRETE AU BURKINA FASO

2.1 Le chômage et ses caractéristiques

Il existe plusieurs définitions du Chômage. Ainsi, le chômage peut être défini comme un déséquilibre macroéconomique caractérisé par une supériorité de l’offre de travail par rapport à la demande de travail.

Il peut être appréhendé par la situation d'une personne active dépourvue d’emploi ou en arrêt involontaire et prolongé de travail, mais qui est effectivement à la recherche d'un emploi et en mesure de travailler.

En application de la définition internationale adoptée par le Bureau international du travail (BIT), un chômeur est une personne en âge de travailler qui répond simultanément à trois conditions :

- être sans emploi, c'est à dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu'une heure, durant une période de référence ;
- être disponible pour occuper un emploi ;
- chercher activement un emploi ou en avoir trouvé un qui commence ultérieurement.

Au Burkina Faso, la problématique de l’emploi des jeunes se pose avec acuité, avec pour conséquence une situation précaire du marché du travail se caractérisant par :
- une croissance rapide de la population active par rapport aux emplois créés ;
- une aggravation du sous-emploi dans le secteur rural accompagnée d’un renforcement du phénomène des migrations internes et externes ;
- une faiblesse de l’offre d’emplois dans le secteur privé ;
- etc.
Les caractéristiques du chômage au Burkina Faso sont entre autres :
- le taux de chômage pour l’ensemble du pays est relativement faible puisqu’il est de l'ordre de 2,8% en 2003 (contre 2,5% en 1994).
Ce taux se justifie cependant par le fait qu’en milieu rural où réside la majorité de la population, il est plus question de sous-emploi que de chômage ;

- le chômage est un phénomène essentiellement urbain. Le taux de chômage estimé en 2003 en milieu urbain est de 13,8% (10,6% en 1996 et 15,3% en 1998) alors qu’il est de 0,8% en milieu rural (0,3% en 1996 et 0,5% en 1998). Le taux de chômage à Ouagadougou est de 14,3% (il était de 16,4% en 1996 et de 15,4% en 2001) contre une moyenne de 9,5% dans les agglomérations secondaires ;

- la proportion des emplois salariés est très faible, 12% des emplois totaux à cause du faible taux d’absorption des secteurs public et privé ;

- le taux de chômage des femmes (2,6% en 1998) est relativement similaire à celui des hommes (2,4% en 1998) ;

- le chômage concerne majoritairement une population jeune. Ainsi, 69,4% des chômeurs sont dans la tranche d’âge allant de 15 à 34 ans.

Cet aperçu montre que le défi à relever en matière d’emploi est gigantesque, qu’il s’agisse du nombre d’emplois ou de leur qualité. Il est donc nécessaire que le Gouvernement explore tous les secteurs à forte potentialité d’emploi comme l’environnement dont les mesures de protection peuvent créer des emplois ruraux et urbains.

2.2 La pauvreté et ses caractéristiques au Burkina Faso

La pauvreté est un phénomène complexe en ce sens qu’elle se manifeste sous diverses formes : absence de revenu et de ressources productives suffisantes pour assurer les moyens d’existence viables, faible accès aux services sociaux (santé, logement, éducation, eau potable etc.), l’exclusion sociale et l’absence de participation aux prises de décisions. Elle est non seulement quantitative (son caractère monétaire -insuffisance de revenu et de consommation-) et qualitative (ses aspects liés à l’accessibilité aux besoins essentiels voire la pénurie de capacités) mais aussi dynamique.

Elle se caractérise au BF par son taux qui est de 46,4%. La pauvreté est un phénomène essentiellement rural avec plus de la moitié de la population rurale (52,3%) qui vit en dessous du seuil de pauvreté contre 19,9% en milieu urbain.

III VALORISATION DE LA NATURE, ET LUTTE CONTRE LE CHOMAGE ET LA PAUVRETE

On a parfois tendance à voir une opposition entre les objectifs de protection de l'environnement et de développement de l'emploi. Cette opposition vient du fait que les populations pauvres n’ont de capital que les ressources naturelles dont l’exploitation leur procure des revenus. Les mesures de protection de l’environnement qui limitent l’accès des pauvres au capital sont donc perçues comme des freins à la promotion de l’emploi des pauvres et des populations rurales.
Cependant, En l’absence de tout autre bien exploitable, les ressources naturelles subissent une pression des populations. Les dégradations qui vont s’en suivre provoqueront une baisse de la production et partant une aggravation de la pauvreté des populations initialement vulnérables. La dégradation de l’environnement affecte les pauvres qui en sont les premières victimes.
A y regarder de près, il apparaît que les objectifs de la politique de protection de l’environnement qui font croître « le capital vert » peuvent non seulement maintenir les emplois ruraux existants mais également générer un immense potentiel de création d'emplois si bien que nous sommes finalement conduit à conclure par l’existence d’une complémentarité entre la protection de l’environnement et la création d’emplois durables. Une politique environnementale devrait concilier donc les objectifs de protection de l’environnement et la création d’emplois.
Ces différences de vue résultent la plupart du temps des difficultés d'ajustement et d'adaptation à court terme, concernant des mesures nécessaires non seulement pour la protection de l'environnement, mais aussi pour le maintien et le développement d'emplois.
Dans notre pays où la pauvreté est essentiellement rurale, la protection de l’environnement constitue une priorité en raison du lien fort entre la pauvreté et dégradation de l’environnement. La protection de l’environnement peut être perçue donc comme une obligation morale parce qu’elle est avant tout un moyen de protection des pauvres, les plus faibles et les plus vulnérables.

3.1 Valorisation de la nature et promotion des emplois agricoles

La politique de l'environnement qui se traduit par la mise en place de dispositions de type réglementaire, d'instruments économiques (aides, incitants, taxes), de programmes d'investissements, et enfin par la mise en place d'actions en matière d'éducation et de formation a de nombreux effets directs et indirects sur l’emploi. Cette politique est déterminante pour l'activité de plusieurs secteurs économiques, tels que l’agriculture, l’élevage, l'aquaculture, la sylviculture, la pêche, le tourisme et les loisirs.
Les objectifs de la préservation de l’environnement basés sur une gestion rationnelle des ressources naturelles sont donc créateurs d’emplois. Il est reconnu qu’au Burkina Faso, le secteur pêche emploie plus de 10 000 actifs pour une contribution au PIB de 4,878 milliards de F CFA en 2003. L’exploitation forestière procure aux populations de nombreux produit non ligneux. Une étude menée sur la filière karité en 1994 estimait à 4 millions, le nombre de femmes rurales qui collectent les noix de karité.
Le sous secteur de la chasse revêt un intérêt social pour les population locales riveraines des zones cynégétiques. La chasse est non seulement source de protéine animale mais surtout d’emploi rémunérateur à travers les activités commerciales (vente de viande, de fusils, de cartouches, guides de chasse, concessionnaires, taxidermie, etc.)
Des perspectives d’emploi existent au Burkina Faso dans le domaine de l’agroforesterie, des aménagements paysagers pour peu que des innovations soient apportées en vue de susciter un intérêt pour ces activités émergentes. La surveillance des bosquets, des forêts classées et autres réserves naturelles sont des activités à forte potentialité d’emploi. En guise d’exemple, lors de la célébration de la journée internationale de la jeunesse, le MJE a mis en place dans chaque bosquet boisé un système de suivi dans lequel deux jeunes sont employés et rémunérés, équipés en charrette d’eau et en vélo. Au total, pour l’ensemble des bosquets concernés, le MJE a créé 320 emplois temporaires qui peuvent être permanents si des moyens financiers sont disponibles.
Il existe donc un vaste potentiel de création d’emplois qui découlent des objectifs de la protection de l'environnement et du développement durable. Le potentiel le plus important est à rechercher parmi les effets que la protection de l'environnement peut engendrer pour le secteur des ressources naturelles (notamment les pêches, les forêts et l'agriculture, la faune), en favorisant des modes d'exploitation plus respectueux du maintien et du renouvellement des ressources et en assurant ainsi le maintien d'emplois à plus long terme pour les populations rurales.

3.2 Valorisation de la nature et promotion des PME/PMI

Elles sont aujourd’hui nombreuses les PME/PMI qui s’investissent dans la production des biens d’équipement protecteur de l’environnement au profit des producteurs ou la distribution des produits de conservation des ressources naturelles. Les emplois créés par ces PME/PMI émergentes au BF peuvent être comptabilisés dans les emplois créés dans le domaine de la protection de la nature.
Les PME/PMI utilisant les ressources naturelles dans leur processus de production créent également des emplois. Ainsi, l'utilisation rationnelle de l'énergie à base de bois ou de charbon de bois peut créer des emplois durables pour les exploitant de bois et de charbon. Elle peut même induire une amélioration de la compétitivité des PME/PMI utilisant ces sources d’énergie dans leur processus de production, ce qui a pour conséquence la préservation des emplois existants et la création de nouveaux emplois.

3.3 Valorisation de la nature et promotion des emplois dans le secteur industriel

Dans le secteur industriel, des emplois non moins importants peuvent être créés en rapport avec la protection de l’environnement.
Ces emplois peuvent être créés en mettant en place des petites unités de transformation des déchets issus des ordures ménagères. L’organisation de la collecte, du stockage et de la transformation de ces déchets peut générer de milliers d’emplois.
Au cours de la Journée célébrée en août 2006, le MJE a initié une activité de salubrité dénommée opération zéro sachet noir. Cette opération en 2006 a permis de collecter des tonnes et des tonnes de déchets d’emballages plastiques. Le succès de cette opération a convaincu plus d’une personne sur les possibilités de création d’emploi dans le domaine de l’assainissement.
Ce nombre serait encore plus important si le Gouvernement disposait de moyen pour mettre en place ce système de suivi dans l’ensemble des réserves forestières existant et à créer. Du reste cette activité pourrait être confiée aux associations de jeunesse qui ont comme activité principale la protection de l’environnement
Autant d’emplois pourraient également être créés par des PME pour la production d’équipement de protection de l’environnement, la collecte sélective et du recyclage des déchets, la protection des ressources et des sites naturels, le traitement des eaux, etc.

3.4 Le développement de l’artisanat et la promotion de l’emploi

L’artisanat est un secteur d’activité qui tire son importance, d’une part, du nombre d’actifs qu’il occupe, environ 30 % dans les villes, et d’autre part, de son rôle qui est à la fois économique, social et culturel. Le développement s’appui en partie sur les ressources naturelles dont l’exploitation procurent au artisans des revenus. Dans ce secteur, les études ont relevé la nécessité d’encadrer les acteurs pour une utilisation durables des ressources afin de leur garantir des emplois durables. Dans cette perspective, un certain nombre de contrainte doit être levé. On retiendra par exemple :

- absence de réponses adéquates aux besoins de financement ;

- absence d’un dispositif de promotion propre à l’artisanat ;

- action de formation encore insuffisante;

- absence d’une approche du progrès technique en termes : d’investissement en équipement, de technologie adaptée, de formation orientée vers les artisans notamment ceux utilisant directement des ressources naturelle mais également ceux de la transformation des déchets.

IV EMPLOI ET ENVIRONNEMENT DANS LES STRATEGIES NATIONALES

4.1 Création d’emplois et développement agricole dans le CSLP

La lenteur du processus de réduction de la pauvreté indique qu'il est urgent d'élaborer des stratégies qui ciblent mieux les zones où vivent les pauvres et les activités qui les font vivre. Une stratégie réussie pour combattre la pauvreté au BF doit placer au premier plan l’agriculture et l’élevage qui dépendent fortement des ressources naturelles.

En effet, L'agriculture est le principal moteur de l'économie rurale du BF qui ne possèdent pas de grosses ressources minières. En effet l’agriculture occupe la majorité de la population active (86%), représente 40 % du PIB et 80 % des recettes d’exportation. L’agriculture burkinabé repose sur les ressources naturelles suivantes :

- les terres arables évaluées à environ 9 000 000 d’ha
- les ressources pastorales dont dépend l’élevage couvrent 61 % du territoire ;
- les ressources en eau dépendent essentiellement des eaux de pluie qui approvisionnent les eaux de surface et les eaux souterraines.
- les ressources forestières (16 620 000 ha, soit 16 % du territoire) et fauniques jouent également un rôle important dans le développement du secteur rural.

La réduction de la pauvreté rurale dépend des perspectives d'amélioration de la productivité des pauvres. C’es pourquoi, le Cadre stratégique de lute contre la pauvreté y consacre son axe 3 « Elargir les opportunités en matière d’emploi et d’activités génératrices de revenu pour les pauvre dans l’équité ». Cet axe considère l’agriculture comme secteur pourvoyeur d’emplois et de revenu au BF et l’élargissement des opportunités pour les pauvres passe par la création de conditions nécessaires à une croissance dans ce secteur. Ces conditions sont entre autres, l’intensification agricole, la protection des ressources naturelles. De ce fait, le CSLP articule les programmes de l’axe 3 autour de sept éléments stratégiques dont la diminution de la vulnérabilité de l’activité agricole qui dispose comme leviers principaux la gestion de la fertilité des sols, la protection et la réhabilitation du couvert végétal.

Ces deux leviers qui participent de la protection de l’environnement montre bien le lien entre la nécessité de la protection de l’environnement et la promotion de l’activité agricole, principal secteur pourvoyeur d’emploi au BF.

4.2 Le développement rural et la promotion de l’emploi dans la Politique Nationale de l’Emploi (PNE)

Les contraintes de développement du secteur demeurent importantes et elles expliquent la faible productivité du travail et l’importance du sous emploi. Des efforts importants de développement sont déjà entrepris et vont se poursuivre à travers la « Stratégie de développement rural » adoptée en décembre 2004 par le Gouvernement.

Dans le cadre de la promotion de l’emploi, les objectifs que l’on peut viser concernent l’amélioration de la productivité, l’allongement du temps d’occupation dans l’agriculture et l’élevage, et la création d’emplois ruraux non agricoles en plus grand nombre.

Une action intensive en matière d’infrastructure rurale est de nature à la fois, d’une part à générer directement des emplois ruraux, surtout si on fait appel à des modes de réalisation intensifs en main d’œuvre, et d’autre part à avoir un effet bénéfique sur la productivité agricole, et donc sur la dynamique du secteur en termes de production, de revenus et d’emplois.

La PNE et la stratégie de développement agricole doivent donc mettre en jeu deux leviers clés : d’une part, entreprendre des efforts pour moderniser l’agriculture et la faire accéder à des techniques plus productives et plus rémunératrices du travail et d’autre part, mener une action vigoureuse en vue d’une diversification et d’une intensification des productions, synonyme de travail plus soutenu et plus continu capable de réduire le sous emploi.

Plus généralement, trois types de démarches qui concernent le monde rural et qui ont un effet sur l’emploi, sont à prendre en considération :

- les mesures et les programmes qui touchent aux activités génératrices de revenus telles que les cultures de contre saison à travers l’irrigation, ont un effet d’emploi dans la mesure où ils peuvent être un facteur important de réduction du sous emploi. Ces actions sont d’autant plus importantes qu’elles sont largement tournées vers les femmes rurales ;

- les activités non agricoles en milieu rural, qui, seules, peuvent ouvrir quelques horizons d’emplois nouveaux conséquents, grâce à un développement du petit commerce et de l’artisanat de production et de services d’intérêt local, c’est à dire pour l’essentiel une expansion de la Micro et Petite Entreprise (MPE) ;

- l’espoir de créer de nouveaux emplois en milieu rural réside dans le développement de l’agrobusiness à travers les stratégies de filières qui entendent lier les productions agricoles, au sens large, à leur conditionnement, leur conservation et leur transformation industrielle, spécialement pour l’agro alimentaire et le coton. C’est le principal facteur d’expansion du travail salarié en milieu rural.
Tous ces emplois qui pourront être créés ne seront durable que si elle intègre la protection des ressources naturelle qui ont permis leurs création.

Conclusion

Le BF dispose d’énormes potentialités de création d’emploi par l’exploitation des ressources naturelles. Comme pour la plupart des autres secteurs reliés à l'emploi, la clé de la réussite dans ce domaine réside dans une volonté politique clairement exprimée, dans une mise en commun les efforts de tous les acteurs pour développer des stratégies efficaces de promotion des initiatives environnementales créatrices d’emplois durables pour les jeunes. C’est dans ce cadre, que nous trouverons l'équilibre entre exploitation des ressources naturelles et la création d’emplois qui pourra concilier les objectifs de réduction de la pauvreté, la création d’emploi et la gestion durable des ressources naturelles.

RECTIFICATIF

Le Comité d’Organisation du 2è Congrès de la Nature prévu du Mercredi 23 au Jeudi 24 Janvier 2008 informe les honorables invités et participants que contrairement aux invitations reçues, les travaux se dérouleront à la Salle de Conférence du Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC) à partir de 7h00.

Début de la cérémonie d’ouverture: 8H00

Il s’excuse des désagréments que pourraient engendrer ces modifications indépendantes de sa volonté.

Le Comité d’Organisation
Contacts : 70 25 18 21 ou 70 25 93 03 ou 50 37 32 40/62

FICHE DE PRESENTATION

DEUXIEME CONGRES DE LA NATURE
- Ouagadougou, du 23 au 24 janvier 2008 -

Depuis sa naissance en 1990, la Fondation des Amis de la Nature (NATURAMA) a coopéré sur le terrain burkinabé avec des structures étatiques, mais aussi et surtout avec des Associations, des ONG, des organisations communautaires de base, des leaders coutumiers et religieux.

Tirant espoir des bonnes relations de travail et de la riche expérience générée, la 4ème session de l’Assemblé Générale, tenue le 24 juin 1995, a prescrit au Comité Directeur de contacter les structures partenaires en vue de l’organisation d’une grande rencontre dénommée : « Congrès de la Nature ».

Au regard de l’accueil favorable suscité par les contacts de NATURAMA, dans plusieurs provinces, le 1er Congrès de la Nature s’est tenu du 21 au 23 décembre 1995. Initialement, il aurait été arrêté de tenir ce Congrès sur une périodicité de 5 ans. Mais pour des raisons budgétaires, le 2ème Congrès qui devait se tenir en 2002 n’a pu voir le jour qu’en ce mois de janvier 2008.

I- CONTEXTE DU DEUXIEME CONGRES DE LA NATURE.

La sauvegarde de l’environnement demeure à ce jour au Burkina Faso un défi avec des caractéristiques tels que :

  • Sa contribution effective à la lutte contre la pauvreté par l’exploitation du milieu naturel permettra de comptabiliser des revenus substantiels et résolvant du même coup la question du chômage particulièrement celui des jeunes.
  • Le contexte favorable de la décentralisation à travers une communalisation intégrale pour l’émergence d’une éco-citoyenneté en milieu rural et la responsabilisation des acteurs à la base.
  • La persistance des phénomènes mondiaux tels que les changements climatiques malgré la conclusion de nombreux accords au plan international avec des impacts négatifs (élévation de température, inondations) pour l’ensemble de la planète.

Face à une telle situation, le présent congrès de la nature se fixe les objectifs ci-dessous.

II- OBJECTIFS DU CONGRES

De par sa nature, le congrès demeure un cadre d’échange d’expériences tout en cultivant une atmosphère de complémentarité entre acteurs intéressés par la nature et soucieux de sa préservation. Se faisant, il faut se découvrir, se connaître entre amis de la nature et participer ainsi au défi du développement durable pour une meilleure maîtrise de l’homme et de son milieu.

L’objectif principal de ce 2ème Congrès de la Nature est « Combattre le chômage des jeunes et la pauvreté par la valorisation de la Nature ». En effet, les jeunes constituent de tous temps les acteurs d’aujourd’hui et de demain pour assurer la protection des ressources naturelles et leur valorisation si et seulement si on arrivait à résoudre à travers cette mission la question du chômage par la création d’emplois aussi bien en milieu rural que urbain. Le développement d’emplois écologiques doit être la finalité d’une telle option à travers l’écotourisme, la valorisation des sachets plastiques, la création d’unités alimentaires à travers les produits forestiers non ligneux, la production du bio-carburant par la culture et l’exploitation de certaines plantes telles que le Jatropha curas, etc.…

Au regard du contexte du Congrès, cet objectif principal est sous tendu par trois objectifs spécifiques qui sont :

  • Promouvoir la décentralisation de la gestion des ressources naturelles comme cadre idéal de mobilisation des jeunes et de création d’emplois
  • Accroître l’implication et la contribution du secteur privé dans la gestion durable des ressources naturelles
  • Inverser les tendances de dégradation de l’environnement par des actions locales à notre portée.

Chaque objectif spécifique fera l’objet d’une communication suivie de débats en plénière.

III- ORGANISATION DU CONGRES.

3.1- Le comité national d’organisation :

Fort d’une vingtaine de membre, le comité national d’organisation est subdivisé en 8 commissions techniques :
- Animation / Presse / Protocole.
- Transport / Matériel / Expositions
- Thème / Discours
- Invitations / Hébergement
- Administration / Finances
- Restauration
- Sécurité / Santé
- Reportage.

3.2- L’organisation des travaux :

Les travaux se dérouleront en plénière et en langue française pendant 2 jours, 23 et 24 janvier 2008.

La première journée sera marquée par les activités suivantes :
- Cérémonie officielle d’ouverture
- 4 communications principales suivies de débats qui sont:

  • une communication introductive qui sera livrée par le Ministère de la Jeunesse et de l’emploi (matinée) sur la problématique de l’emploi
  • une 2ème communication sur l’implication du secteur privée dans la gestion des ressources naturelles, à présenter par Pr Aimé NIANOGO, Directeur du Bureau National de l’UICN au Burkina Faso
  • une 3ème communication sur la décentralisation, à présenter par Mr Léopold YODA, Inspecteur Technique du MECV
  • une 4ème communication sur les impacts des changements climatiques sur la production céréalière- cas d’application au Burkina Faso - présentée SOME Léopold, Chercheur auCNRST

- 2 communications intermédiaires, l’une sur le contenu de l’éco citoyenneté par le SP/CONEDD, et l’autre sur la création de l’Office National des Aires Protégées par le Directeur de la Faune et des Chasses.

La 2ème journée sera essentiellement marquée par deux activités :
- La mise en commun (synthèse des résultats des travaux) et adoption des actes du congrès.
- La cérémonie de clôture dans le cadre naturel du Parc Bangr-Weogo.

3.3- Le patronage et parrainage du congrès.

Ce 2ème congrès est placé :
- sous le haut patronage du Dr Laurent SEDOGO, Ministre de l’Environnement et du Cadre de Vie.
- et sous le co-parrainage de :

  • Mr Guéda Jacques OUEDRAOGO, Ministre Chargé de Mission auprès de la Présidence du Faso, Chargé de l’Analyse et de la Prospective ;
  • Mr Bernard Lédéa OUEDRAOGO, Président de la Fédération Nationale des Groupements Naam (FNGN).

3.4- Enregistrement et accueil :

Les participants sont priés de se présenter à l’accueil le 23 janvier à partir de 7h00 dans de la salle de la CBC en vue d’accomplir les formalités d’inscription au Congrès.

3.5- Les partenaires du congrès :

  • VBN
  • Birdlife International
  • MECV

Pour tous renseignements, contactez nous par email à naturama.webmaster@gmail.com.

PROGRAMME INDICATIF DES TRAVAUX

Lieux des travaux :

  • Salle CBC (jour 1 et matinée jour 2)
  • Parc Bangr-Weogo (après midi jour 2 : Cérémonie de clôture)

MERCREDI 23 JANVIER 2008 :

07h 00 : Accueil, enregistrement et documentation des participants.
07h 30 : Mise en place terminée des participants
08h – 9h 00 : Cérémonie d’ouverture.
9h 00 – 9h05 : Suspension

1ère séance de plénière
9h 05 – 9h 15 : Présentation du programme du Congrès (Président du Comité d’Organisation)
9h 15 – 10h 15 : Communication introductive : Combattre le chômage des jeunes et la pauvreté par la valorisation de la nature (conférencier : Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi)
10h 15 – 10h 30 : Pause café
10h 30 – 11h 00 : Communication 2 : Présentation de l’éco citoyenneté :
Option pour une gestion durable des ressources naturelles
(Conférencier : SP/CONEDD).
11h 00 – 12h 00 : Communication 3 : Décentralisation de la gestion des ressources naturelles au Burkina Faso (Conférencier : Léopold YODA, Ministère de l’Environnement et du Cadre de vie)
12h – 13h : Débats.
13h – 14h : Pause déjeuner
2ème séance plénière.
14h – 15h : Communication 4 : Implication du secteur privé dans la gestion des ressources naturelles, opportunité de renforcer la durabilité (conférencier : Union Mondiale pour la Nature).
15h – 15h 30 : Communication 5 : Présentation de l’Office National des Aires Protégées du Burkina Faso (nouvelle approche de gestion des aires protégées). Conférencier : Urbain BELEMSOBGO, Directeur de la Faune et des Chasses
15h 30 – 16h 30 : Débats
16h 30 – 16h 45 : Pause café.
3ème séance plénière
16h 45 – 17h45 : Communication 6 : les impacts des changements climatiques sur la production céréalière (cas d’application au Burkina Faso) Conférencier : SOME Léopold, Chercheur au CNRST.
17h 45 – 18h 30 : Débats

JEUDI 24 JANVIER 2008 :

4ème séance plénière
9h – 10h : Synthèse des présentations et des discussions (Président de la commission, reportage).
10h - 10h 30 : Pause Café.
10h 30 – 11h 30 : Examen et adoption des projets de résolutions (Président de la commission)
11h 30 – 13h : Visite guidée au Parc Bangr-weogo (facultatif).
13h 30 : Installation des participants pour la cérémonie de clôture.
13h 45 : Arrivée des Invités.
14h : Début de la cérémonie de clôture
15h : Cocktail de clôture.

JOURNAL DU CONGRES

EDITORIAL :
Bienvenue au 2ème congrès de la nature !

Amis congressistes,
Après décembre 1995, date de la tenue du 1er congrès de la nature ; nous voici réunis pour le 2ème congrès. Vaut mieux tard que jamais dit un adage ! En effet, prévu pour avoir lieu tous les 5 ans, le 2ème congrès n’a lieu qu’en ce mois de janvier 2008 pour des raisons indépendantes de notre volonté.
C’est un grand honneur pour nous, amis de la nature, de jouir du soutien de Monsieur Laurent SEDOGO, Ministre de l’Environnement et du Cadre de Vie et de Messieurs Guéda Jacques OUEDRAOGO et Bernard Lédéa OUEDRAOGO, respectivement, Ministre chargé de Mission auprès de la Présidence du Faso, chargé de l’Analyse et la Prospective et Président de la Fédération des Groupements Naam (FNGN).
Nous sommes heureux de l’amitié qui nous a été faite dans l’organisation du congrès par Monsieur Jean-Baptiste KAMBOU, ex-secrétaire général du Ministère de l’Environnement et du Cadre de Vie—MECV—et plusieurs autres personnalités nationales et étrangères. L’objectif de ce congrès est de contribuer à combattre le chômage des jeunes et la pauvreté par la valorisation de la nature. Tout en espérant que nos attentes seront comblées, je vous souhaite un bon congrès ! Vive les congressistes ! Que le 2ème congrès de la nature soit porteur !
La rédaction

Sommaire
Éditorial p1
A propos du congrès p : 2
Contexte p : 2
Objectif p : 2
Communications p : 3
Programme p : 4
Nos remerciements

A PROPOS DU CONGRES DE LA NATURE :

Depuis sa naissance en 1990, la Fondation des Amis de la Nature (NATURAMA) a coopéré sur le terrain burkinabé avec des structures étatiques, mais aussi et surtout avec des Associations, des ONG, des organisations communautaires de base, des leaders coutumiers et religieux.
Tirant espoir des bonnes relations de travail et de la riche expérience générée, la 4ème session de l’Assemblé Générale, tenue le 24 juin 1995, a prescrit au Comité Directeur de contacter les structures partenaires en vue de l’organisation d’une grande rencontre dénommée : « Congrès de la Nature ».

Au regard de l’accueil favorable suscité par les contacts de NATURAMA, dans plusieurs provinces, le 1er Congrès de la Nature s’est tenu du 21 au 23 décembre 1995. Initialement, il aurait été arrêté de tenir ce Congrès sur une périodicité de 5 ans. Mais pour des raisons budgétaires, le 2ème Congrès qui devait se tenir en 2002 n’a pu voir le jour qu’en ce mois de janvier 2008.

CONTEXTE DU DEUXIEME CONGRES DE LA NATURE :

La sauvegarde de l’environnement demeure à ce jour au Burkina Faso un défi avec des caractéristiques tels que :
· Sa contribution effective à la lutte contre la pauvreté par l’exploitation du milieu naturel permettra de comptabiliser des revenus substantiels et résolvant du même coup la question du chômage particulièrement celui des jeunes.
· Le contexte favorable de la décentralisation à travers une communalisation intégrale pour l’émergence d’une éco-citoyenneté en milieu rural et la responsabilisation des acteurs à la base.
· La persistance des phénomènes mondiaux tels que les changements climatiques malgré la conclusion de nombreux accords au plan international avec des impacts négatifs (élévation de température, inondations) pour l’ensemble de la planète.
Face à une telle situation, le présent congrès de la nature se fixe les objectifs ci-dessous.

OBJECTIFS DU CONGRES :

De par sa nature, le congrès demeure un cadre d’échange d’expériences tout en cultivant une atmosphère de complémentarité entre acteurs intéressés par la nature et soucieux de sa préservation. Se faisant, il faut se découvrir, se connaître entre amis de la nature et participer ainsi au défi du développement durable pour une meilleure maîtrise de l’homme et de son milieu.

L’objectif principal de ce 2ème Congrès de la Nature est « Combattre le chômage des jeunes et la pauvreté par la valorisation de la Nature ». En effet, les jeunes constituent de tous temps les acteurs d’aujourd’hui et de demain pour assurer la protection des ressources naturelles et leur valorisation si et seulement si on arrivait à résoudre à travers cette mission la question du chômage par la création d’emplois aussi bien en milieu rural que urbain. Le développement d’emplois écologiques doit être la finalité d’une telle option à travers l’écotourisme, la valorisation de la faune, la valorisation des sachets plastiques, la création d’entreprises forestières villageoises basées sur les produits forestiers non ligneux, la production du biocarburant par la culture et l’exploitation de certaines plantes telles que le Jatropha curas, etc.…

Au regard du contexte du Congrès, cet objectif principal est sous tendu par trois objectifs spécifiques qui sont :

1. Promouvoir la décentralisation de la gestion des ressources naturelles comme cadre idéal de mobilisation des jeunes et de création d’emplois ;
2. Accroître l’implication et la contribution du secteur privé dans la gestion durable des ressources naturelles
3. Inverser les tendances de dégradation de l’environnement par des actions locales à notre portée.

Chaque objectif spécifique fera l’objet d’une communication suivie de débats en plénière.

ORGANISATION DU CONGRES :

Les travaux se dérouleront en plénière et en langue française pendant 2 jours, 23 et 24 janvier 2008.
La première journée sera marquée par les activités suivantes :
· Cérémonie officielle d’ouverture ;
· 4 communications principales suivies de débats
· 2 communications intermédiaires

La 2ème journée sera essentiellement marquée par deux activités :
· La mise en commun (synthèse des résultats des travaux) et adoption des actes du congrès.
· La cérémonie de clôture dans le cadre naturel du Parc Bangr-Weogo.

Ce 2ème congrès est placé sous le haut patronage du Dr Laurent SEDOGO, Ministre de l’Environnement et du Cadre de Vie.et sous le co-parrainage de Mr Guéda Jacques OUEDRAOGO, Ministre Chargé de Mission auprès de la Présidence du Faso, Chargé de l’Analyse et de la Prospective ; Mr Bernard Lédéa OUEDRAOGO, Président de la Fédération Nationale des Groupements Naam (FNGN).

Communication introductive

Combattre le chômage des jeunes et la pauvreté par la
valorisation de la nature présentée par le Ministère de la Jeunesse et de l’emploi sur la problématique de l’emploi

2ème Communication

L’éco citoyenneté
Option pour une gestion durable des
ressources naturelles par le SP/CONEDD

3ème Communication

Décentralisation de la gestion des ressources naturelles au Burkina Faso
présentée par Mr Léopold YODA, Ministère de l’Environnement et du Cadre de vie.

4ème Communication

Implication du secteur privée dans la gestion des ressources naturelles présentée par l’Union Mondiale pour la Nature

5ème Communication

Présentation de l’Office National des Aires Protégées du Burkina Faso
Nouvelle approche de gestion des aires protégées

6ème Communication

Impacts des changements climatiques sur la production
céréalière - cas d’application au Burkina Faso - présentée SOME Léopold, Chercheur au CNRST.